Les contributions

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Crédit photo : © Cie Scarface Ensemble D. Betzinger

6 réflexions au sujet de « Les contributions »

  1. Synthèse de l’atelier construit en trois temps à partir de la phrase suivante :
    « La création est de la responsabilité de l’artiste, la diffusion, celle du lieu » .
    – phase de problématisation de la phrase
    – phase d’idéalisation de cette phrase
    – phase de rationnalisation de cette formulation.
    Préconisations :
    La responsabilité de la création et du public repose sur l’équipe artistique et l’équipe du lieu d’accueil : la question du partage est essentielle.
    Le temps est une dimension essentielle pour que la rencontre puisse avoir lieu.
    L’importance de se reposer sur la richesse du territoire, les histoires locales. La rencontre a lieu si elle est construite avec ceux et celles qui l’habitent : la prise en compte du territoire.
    Proposer à une formation en direction des élus sur cette thématique.

  2. Un des intérêt de faire un compagnonnage avec des compagnies c’est de les soutenir au long court et ainsi de travailler durablement avec les publics. La récurrence avec les publics est très importante, on vient retrouver quelqu’un que l’on connaît.

  3. La triangulation

    La triangulation se définit par l’articulation des rapports ou des liens entre les artistes, d’une part, les lieux ou structures, d’autre part, mais également la population caractérisée sous le terme « Les publics », dans le sens où il n’y aurait pas un mais des publics différenciés selon l’appartenance à divers environnements sociaux distincts, des catégories d’âges variées et des origines culturelles multiples.

    Partant de ce constat, il apparaît essentiel de définir les rôles de chacune des parties afin d’observer dans quelles mesures chaque partie peut accompagner l’autre dans son cheminement vers une plus large réalisation des aspirations et des buts de chacun.

    Dans cette démarche de clarification, nous devons admettre que notre progression n’apparaît pas seulement ponctuée de certitudes mais également jalonnée de beaucoup de questions et de remise en questions.

    Ainsi, lorsque nous considérons la place de l’artiste force nous est de constater que chaque artiste porte en lui ‘’un geste artistique’’ définit par sa discipline propre (théâtre, musique, conte, mime, danse, poésie… ), sa formation et son parcours mais aussi sa sensibilité individuelle. Ces différentes composantes supposent que l’artiste par le biais de son « geste artistique » est un terreau, vecteur d’inspiration, de réflexion, d’intuition qui l’amène à vouloir exprimer ce « geste artistique » au moyen de réalisations dites « artistiques » comme l’écriture d’une pièce de théâtre ou d’un conte, d’une partition de musique, une mise en scène, l’interprétation d’un rôle, une pantomime, un ballet…
    L’artiste ou le groupe d’artiste peut certes réaliser seul la concrétisation de son aspiration ou de son projet en tant qu’œuvre mais sans lieu ou structure pour présenter son œuvre et donc de confrontation avec un public ou des publics, son travail n’apparaît-il pas vain ?

    Arrivés à ce point, apparaissent un certain nombre de questions. A savoir : quel est le propos de l’art, en général ?
    Dans une tentative de réponse, nous avons émis la proposition « que l’art revêt, peut-être, un caractère universel dans le sens où il parle à tout individu sans que celui-ci ait besoin de code particulier pour vivre et ressentir l’œuvre présentée et qu’ainsi sa sensibilité et sa conscience s’en trouvent élargies. » Donc, dans ce sens, tout œuvre présentée peut elle être considérée comme œuvre d’art ?
    Dans une autre approche, il est apparu essentiel que l’artiste puisse jouir d’une grande liberté dans la réalisation de sa création. Dans ce sens, il est évident que la rencontre entre l’artiste et les individualités de la structure, dans le cadre d’un accueil ou d’une collaboration avec un lieu ou une structure, est essentiel afin que l’artiste puisse donner la pleine mesure à son travail de création. Ainsi, nous parlons bien d’un soutien réel de la structure vis à vis de la démarche de l’artiste. Par conséquent, cela présuppose que la proposition de l’artiste entre en adéquation avec la démarche du lieu ou de la structure.

    A cette fin, il convient de se pencher sur l’entité lieu ou structure afin d’en définir son rôle en tant qu’acteur de la triangulation.

    Ainsi, il apparaît important de s’interroger sur les prolongements des choix d’une politique culturelle décidée aux plus hauts niveaux ? Veut-on une culture ouverte et destinée et accessible à tous ou bien différenciée selon les milieux sociaux affairant à la multitude des publics ? Dans ce sens est-il pensable et souhaitable de mener des actions de terrain et dans la durée afin de sensibiliser voire éduquer les publics vers une meilleure compréhension et une approche élargie du « geste artistique » ? Ainsi, l’ouverture aux publics des processus de création artistique pourrait amener ces mêmes publics à mieux appréhender et conscientiser ce que représente comme énergie déployée, activité et travail la représentation d’une œuvre sur une scène et devant un public.

    Par ailleurs, il apparaît également évident que les lieux et structures ont un rôle essentiel dans la politique culturelle au travers des choix qu’ils font quant aux artistes qu’ils décident d’associer ou d’accueillir. Dans ce prolongement, les lieux et structures ont vocation à accompagner « le geste artistique » proposer par l’artiste.

    Maintenant, ces deux pôles que sont l’artiste, d’une part, et les lieux et structures, d’autre part, ne peuvent vivre et exister dans leurs missions sans le concours du public ou des publics auxquels ils proposent conjointement les œuvres de l’artiste. Mais comme nous l’avons vu précédemment, cette entité « public » recouvre une diversité que nous avons désignée sous le terme « Des publics ». A présent, émergent certaines questions quant à cette entité. Ainsi, la première émergeante est la question de l’accès à l’art. Par là même, est évoqué le fait que des personnes expriment simplement « Aller dans une salle de spectacle, ce n’est pas pour moi ! ». Cette simple verbalisation nous interroge dans le sens où elle semble poser le spectacle vivant, et peut-être l’art, en général, comme un domaine inaccessible ou bien encore réservé à une élite seule détentrice des codes permettant la compréhension du « monde artistique ». Ce qui interroge davantage est qu’il n’y a pas encore si longtemps, des grands lieux de représentation avaient des places à des prix d’accès très modiques permettant à toute personne d’assister à des spectacles. L’accès au spectacle vivant n’est–il qu’une question de coût ? Nous devons aussi considérer que l’espace culturel s’est beaucoup transformé ces dernières décennies et que pour nombre de personnes la culture s’identifie aujourd’hui au mot « image » véhiculé par un nombre de supports médiatiques sans cesse croissants. De cette constatation découle l’évidente nécessité d’une plus large sensibilisation des publics au sein même des milieux de vie dans lesquelles ils évoluent afin de leur donner l’envie de fréquenter les lieux de représentation des spectacles vivants. Par la même, il appartient aux structures et lieux avec le concours des artistes de valoriser la spécificité du spectacle vivant en tant qu’œuvre artistique. Ainsi, dans l’articulation de la triangulation, objet de notre étude, force nous est de constater que « le geste artistique » ne peut exister dans sa plénitude sans la participation active des publics.

    Si dans la triangulation, le public ou les publics constituent un facteur déterminant dans l’existence du spectacle vivant et par là même des structures et lieux, il n’en apparaît pas moins nécessaire que les publics soient accompagnés vers une meilleure compréhension du « geste artistique ». Cette démarche revient en premier lieu à l’artiste à qui échoit de mener des actions en direction du public afin de mieux expliciter son travail. Néanmoins l’artiste a besoin du concours des lieux et structures qui seuls peuvent lui fournir les moyens et l’espace pour la mise en œuvre de ses actions d’accompagnements. Dans ce sens, l’artiste est lui aussi accompagné par les structures ou les lieux comme ces deux derniers sont accompagnés par l’artiste comme vecteur du « geste artistique » qui sont le propos même de l’existence de ces lieux ou structures.

    En conclusion, il apparaît nettement que l’accompagnement s’articule de façon triangulaire entre les publics, les artistes et les lieux ou structures. Chacune a besoin de l’autre pour avancer dans son cheminement de vie.

  4. Bar Camp Colmar 17 novembre 2015

    Atelier 1
    Les conditions de la rencontre
    Les enjeux de la rencontre

    1) Question essentielle de la visibilité

    – des lieux : des annuaires des structures existent, mais comment aller au delà? avoir plus d’informations sur leur projet artistique, clarifier leurs axes de programmation et rendre tout cela visible

    – des compagnies : elles aussi doivent clarifier leur projet artistique, leurs objectifs, avoir la démarche de recherche d’accompagnement la plus ciblée et pertinente possible et augmenter leur visibilité de manière pertinente auprès des lieux potentiellement intéressés

    = fait que chacun clarifie son projet permet de dire « pourquoi lui? pourquoi moi? pourquoi la rencontre se ferait entre nous? »

    2) Moyens d’accroitre cette visibilité

    Pour sortir d’un certain entre soi souvent constaté

    – avant tout, mieux faire connaitre le concept même de l’accompagnement artistique, l’état d’esprit de l’accompagnement, aussi bien au niveau des artistes que des lieux : que chacun puisse comprendre quel intérêt il pourrait y trouver
    – avec un forum d’échange informel compagnies / lieux pour casser les barrières (mais comment et où l’organiser?)
    – formule des speed dating (présentation synthétique d’un projet) mais avec réserve car cela ne convient pas à tout le monde, certains sont contre cet aspect « marché » des projets artistiques
    – avoir un réseau social spécialisé culture : chacun peut exposer ses projets, ses recherches, ses attentes, ses parcours ou une plateforme d’échange (avec échanges de documents, d’infos etc…)
    – lieux de rencontres plus informels dans les festivals etc…

    réfléchir sur cet aspect unilatéral de l’échange : est ce que ce sont surtout, souvent, que des futurs accompagnés qui cherchent des accompagnateurs?
    les lieux qui cherchent des équipes à accompagner doivent aussi rendre visible leur démarche, leurs attentes
    (comment? voir les moyens cités plus haut)

    Accroitre ses possibilités de rencontre :
    les conditions de cette rencontre doivent etre basées sur la volonté et l’envie de chacun pour bien se passer (on ne force personne)
    OU est ce que l’on pourrait plus structurer, plus imposer ces rencontres?
    exemple : les appels d’offres à multiplier, donnent leurs chances à tous, permettent les conditions d’une visibilité et d’une première rencontre

    question de la tierce personne pour faciliter cette rencontre, peut être parfois plus simple pour créer cette rencontre au départ entre 2 structures qui ne se connaissent pas

    Rappel des conditions de la rencontre

    – importance de la notion d’investissement au départ
    pour le programmateur, prendre le temps de le faire
    pour la compagnie, prendre le temps (et l’argent) de se déplacer (rencontre physique parfois plus évidente qu’au téléphone)

    avoir à l’esprit la notion de temps de manière générale, de patience, en prenant en compte la réalité des 2 parties : cette rencontre se construira dans la durée.

    mais comment agir sur l’ouverture d’esprit des programmateurs?
    changement d’état d’esprit, faire tomber les barrières

    3) Les enjeux principaux de cette rencontre
    faire gagner du temps : éviter aux compagnies de démarcher pour rien, aux programmateurs d’être sur sollicités

    gain de temps et d’efficacité partagé, réciproque

  5. En fonction du projet artistique, les besoins et les attentes sont différents.

    LES ATTENTES (tendre à équilibrer les attentes = échange réciproque)
    − Ecoute et bouillonnement sur un territoire
    − Convergences esthétiques -> communiquer sur le cahier des charges du lieu (créer une plateforme ?)
    − Responsabilité commune de créer la relation avec le public – une proximité avec la population

    COMPAGNIES
    − La notoriété et la reconnaissance du travail par la contractualisation avec un lieu diffusion/résidence
    − Disposition des locaux : Un lieu de travail en bon ordre de marche
    − Conseil et expertise par l’équipe du lieu (administratif et technique : regard et outils)
    − Un partage de contacts, une mise en réseau avec d’autres lieux de diffusion
    − Des ventes (cession) et des financements (co production), avance financière (pour la trésorerie)
    − Un hébergement pour l’équipe

    LIEUX
    − Cie en lien avec le public et le territoire (approche particulière, actions de « médiation » : atelier, ouverture de répétitions, coulisses, discussions et débats, concours photos, etc.) –> Créer une relation avec le public
    − Valoriser le lieu par la proposition artistique de la Cie
    − Un respect des règles légales, internes du lieu
    − Respect des conditions esthétiques et techniques du lieu
    − Respect de l’enveloppe budgétaire
    − Remplir les salles

    Différents acteurs peuvent également accompagner les artistes dans leur parcours : bureaux de production, l’ACA, la Coop Alsace, les écoles, les particuliers, les collectivités, etc.

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